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samedi 29 septembre 2012

5 stratégies pour améliorer l'efficacité de l'école??



Learning from the Successes and Failures of Charter Schools


(1) focusing on human capital, 
(2) using student data to drive instruction, 
(3) providing high-dosage tutoring, 
(4) extending time on task, and 
(5) establishing a culture of high expectations.

vendredi 28 septembre 2012

Autre théorie fumiste en éducation, l'effet Mozart!


Mozart effect–Shmozart effect: A meta-analysis

  • University of Vienna, Faculty of Psychology, Austria
Cover image

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0160289610000267

Abstract

The transient enhancement of performance on spatial tasks in standardized tests after exposure to the first movement “allegro con spirito” of the Mozart sonata for two pianos in D major (KV 448) is referred to as the Mozart effect since its first observation by Rauscher, Shaw, and Ky (1993). These findings turned out to be amazingly hard to replicate, thus leading to an abundance of conflicting results. Sixteen years after initial publication we conduct the so far largest, most comprehensive, and up-to-date meta-analysis (nearly 40 studies, over 3000 subjects), including a diversity of unpublished research papers to finally clarify the scientific record about whether or not a specific Mozart effect exists. We could show that the overall estimated effect is small in size (d = 0.37, 95% CI [0.23, 0.52]) for samples exposed to the Mozart sonata KV 448 and samples that had been exposed to a non-musical stimulus or no stimulus at all preceding spatial task performance. Additionally, calculation of effect sizes for samples exposed to any other musical stimulus and samples exposed to a non-musical stimulus or no stimulus at all yielded effects similar in strength (d = 0.38, 95% CI [0.13, 0.63]), whereas there was a negligible effect between the two music conditions (d = 0.15, 95% CI [0.02, 0.28]). Furthermore, formal tests yielded evidence for confounding publication bias, requiring downward correction of effects. The central finding of the present paper however, is certainly the noticeably higher overall effect in studies performed by Rauscher and colleagues than in studies performed by other researchers, indicating systematically moderating effects of lab affiliation. On the whole, there is little evidence left for a specific, performance-enhancing Mozart effect.

jeudi 20 septembre 2012

Objectifs visés par ce blogue


Pour en savoir davantage sur les objectifs visés par ce blogue, nous vous invitons à visionner le clip vidéo ci-dessous.

vendredi 14 septembre 2012

Diminution de plus de 50% du nombre d'élèves sortis de classe!!!!

Le système le Soutien au Comportement Positif (SCP), une traduction du Positive Behavioral Interventions and Supports (PBIS), est implanté dans quelques écoles québécoises depuis peu. Or, voici les premiers résultats des effets du système en sol québécois sur le nombre d'incidents comportementaux comptabilisés mensuellement. 


Les effets du système SCP ou PBIS, au plan comportemental, sont mesurés généralement à l’aide du nombre de références disciplinaires gérées par la direction de l’école, une traduction de Office Discipline Referral (ODR), soit le nombre de rapports d’incident disciplinaire majeur complétés par le personnel scolaire (Technicien Éducation Spécialisée), les directions et les enseignants. Un rapport d’incident majeur est complété lorsqu’un élève manifeste un comportement qui nécessite qu’il soit retiré de la classe, isolé des autres ou placé dans un local précis sous la supervision d’un responsable à l’encadrement ou d'un TES.  

Une école située dans un quartier très défavorisé au nord de Montréal a implanté en 2010-2011 quelques composantes du SCP, et ce à la suite d’une présentation du système s’adressant uniquement aux directions d’école de la commission scolaire. À la suite de cette présentation, la direction de cette école a réuni son personnel afin de leur présenter les grandes lignes du SCP et il leur a proposé d’implanter quelques composantes-clés du système, en particulier les composantes : l’enseignement explicite des attentes comportementales, l’élaboration d’un système de renforcements et l’établissement d’un continuum d’interventions ciblant les différentes problématiques comportementales. Ces derniers ont accepté unanimement la proposition de la direction. Une analyse des données comportementales inscrites à la banque de données GPI [1] pour les années 2009-2010 et 2010-2011 montre une réduction de 26% du nombre d’incidents comportementaux[2] dans l’école.

Ainsi, le nombre moyen d’incidents comportementaux mensuels inscrits à la base de données est passé de 69 incidents/mois en 2009-2010 à 51 incidents/mois en 2010-2011. Or en 2011-2012, cette école a implanté l'ensemble des composantes du SCP avec l'aide de mon groupe de recherche. L'analyse des données comportementales indique que le nombre moyen d’incidents comportementaux mensuels inscrits à la base de données est de 30 incidents/mois en 2011-2012. Il y a donc une diminution considérable du nombre d'élèves sortis de classe mensuellement. Cette diminution est de l'ordre de 57% (69 incidents/mois versus 30 incidents/mois). Ces résultats quoique préliminaires sont comparables à ceux obtenus du côté étatsunien. En effet, dans une synthèse de recherches ayant analysé la validité des ODR, Irvin et ses collègues (2004) ont présenté plusieurs études descriptives qui montrent des réductions du nombre de références disciplinaires de 50% et plus, et ce après une année d’implantation du système PBIS dans les écoles étatsuniennes participantes.



















Nos résultats rejoignent  donc ceux obtenus de l'autre côté de la frontière!

[1] GPI est un outil qui permet aux enseignantes et enseignants de saisir, de consulter et d'envoyer les informations des élèves (évaluations, commentaires personnalisés ou codés, mémos, absences, devoirs, leçons et autres) sur une banque de données école. L'information sur les élèves est donc centralisée et mise à jour. 
[2] Les rapports inscrits dans cette base de données concernent uniquement des incidents comportementaux qui ont été notés par les services d’éducation spécialisée de l’école.

jeudi 13 septembre 2012

L'enseignement efficace à Genève!!!


LA TÉLUQ SIGNE UNE ENTENTE AVEC LEDÉPARTEMENT D'INSTRUCTION PUBLIQUE DU CANTON DE GENÈVE POUR LE COURS EN Enseignement EFFICACE 

Ce n'est pas sans une fierté certaine que le professeur-chercheur Mario Richard, de l'unité d'enseignement et de recherche Éducation, nous annonçait cette semaine que laTÉLUQ a signé une entente avec le Département d'instruction publique du Canton de Genève pour le cours en enseignement efficace.
En effet, à la suite du succès obtenu au cours des trois dernières années par la formation en enseignement efficace offerte en présentiel à Genève par les professeurs Mario Richard et Steve Bissonnette, de l’UER Éducation, le directeur de l’enseignement et de la recherche, Martin Noël, vient de signer une entente avec leDépartement d’instruction publique du Canton de Genève pour former à distance une première cohorte de 29 enseignants provenant de sept des 20 collèges genevois.
Mario Richard supervisera en 2012-13 un projet pilote de formation en enseignement efficace à distance qui permettra d’expérimenter une formule d’encadrement hybride faisant appel à des ressources locales qui assureront le suivi et l’accompagnement des enseignants formés sur place, directement dans leur collège d’appartenance.
Cette formule d’accompagnement novatrice permettra d’assurer la contextualisation des stratégies proposées aux enseignants dans le cours en tenant compte des spécificités du système scolaire genevois, de façon à faciliter le transfert avec les élèves en salle de classe.
Le protocole d’entente prévoit la possibilité de former de nouvelles cohortes au cours des prochaines années selon le résultat du bilan qui sera effectué au printemps 2013, à la fin de ce projet pilote.

mardi 11 septembre 2012

Quelle action des parents a le plus d'influence sur le rendement scolaire??

Résultats d'une méta-analyse


This meta-analysis from Urban Education examines the relationship between school-based parental involvement programs and the academic achievement of pre-k to 12th-grade children. Findings of the study indicate that overall there is a significant relationship between parental involvement programs and academic outcomes, but that further research is needed to examine why some types of programs have a greater impact on educational achievement than others.

The types of parental involvement programs examined are:
  • Shared reading programs, which show the strongest relationship with improvement in educational outcomes (effect size = .51, p< .01).
  • Emphasized partnership programs, which involve parents and teachers working together as equal partners to help improve students' academic or behavioral outcomes. This type of program has the second largest effect size on educational outcomes (ES=.35, p< .05).
  • Communication between parents and teachers has an effect size of .28 (p< .05).
  • Checking homework produced the smallest effect size of the four programs (ES=.27, p< .05)
DONC lire avec ses enfants!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

samedi 8 septembre 2012

Quelques commentaires sur mes conférences ??



Enseigner efficacement!


2012-09-07


Le 4 septembre dernier, Steve Bissonnette, Ph.D., Unité d’Enseignement-Recherche en Éducation, est venu rencontrer les membres du personnel enseignant et plusieurs professionnels. Dans une Maison des arts bien remplie, le conférencier a prodigué de précieux conseils et différentes stratégies sur la façon d’enseigner. Dans un premier temps, il a rappelé aux enseignantes et enseignants d’agir non pas avec automatisme, mais de se questionner sur les façons de faire et ce qui est mieux pour l’élève.

Entre autres, M. Bissonnette a parlé de l’enseignement explicite. C’est-à-dire le modelage, la pratique dirigée, et la pratique autonome. Au final, le conférencier a consolidé le fait que l’enseignant a une influence déterminante sur l’apprentissage des élèves et qu’il est pertinent de permettre aux élèves de « s’autoquestionner » et d’adopter un enseignement explicite et réciproque.

L’expert en éducation a terminé sur cette note : Si tu te crois battu, tu le seras! Si tu n’oses pas, tu n’obtiendras rien. Si tu veux gagner, mais que tu t’en crois incapable, sois assuré que tu n’y arriveras point. Si tu crois que tu vas perdre, tu as déjà perdu car, en ce monde, on se rend compte que le succès dépend de notre état d’esprit et surtout de l’effort fourni. Les batailles de la vie ne sont pas gagnées par les plus forts ni les plus rapides, mais par ceux qui croient en eux…et pensent toujours : Je peux réussir! À condition de fournir l’effort nécessaire et de s’y prendre d’une bonne façon!




Steve Bissonnette lors de sa conférence en après-midi devant le personnel du préscolaire et primaire.

Communiqués 

Quelques stratégies pour enseigner efficacement? Près de 400 membres du personnel de la CSSH ont participé a la conférence inspirante de M. Steve Bissonnette 

Saint-Hyacinthe, le 4 septembre 2012 – Le 28 août dernier, l’auditorium de la polyvalente Hyacinthe-Delorme faisait salle comble avec le conférencier, M. Steve Bissonnette, Ph.D, professeur qui exerce à la TÉLUQ et à l’Université du Québec en Outaouais (UQO). Sa conférence, portant sur des stratégies efficaces d’enseignement, a rassemblé près de 400 membres du personnel de la CSSH composés principalement d’enseignants du niveau primaire. Inspirante, dynamique et énergisante sont parmi les qualificatifs exprimés par plusieurs personnes qui étaient présentes. 

Cet événement rassembleur fut organisé par le directeur de l’école Assomption, M. Ludger Dubé. Outre les enseignants, on pouvait compter parmi les invités, le directeur général de la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSH), des membres du personnel des Services éducatifs de la CSSH et des représentants syndicaux. 


M. Bissonnette a présenté des stratégies d’enseignement qui favorisent notamment l’apprentissage auprès des apprenants qui éprouvent des difficultés à l’école. Il appuie ses méthodes à partir d’analyse de résultats provenant de plusieurs recherches. 

Le sujet abordé, la façon dont le conférencier rendait le contenu et la réceptivité des personnes dans la salle ont fait de cet événement un franc succès. En soi, un début d’année propulsé par un souffle inspirant qui évoque le goût et le désir d’offrir aux élèves le meilleur enseignement possible.

Information

Source : 

Ludger Dubé, directeur
École Assomption

Sagette Gagnon, régisseuse aux communications
Commission scolaire de Saint-Hyacinthe 







mercredi 5 septembre 2012

Une nouvelle approche pédagogique porte fruit!


À la Rivière-du-Nord – Une nouvelle approche pédagogique porte fruit

Le Devoir
Marie-Hélène Alarie   1 septembre 2012  Éducation
Prévenir les difficultés d’apprentissage en lecture dès la maternelle permet de réduire le décrochage scolaire.
Photo : Clément Allard - Le Devoir
Prévenir les difficultés d’apprentissage en lecture dès la maternelle permet de réduire le décrochage scolaire.
Bien apprendre à lire pour contrer le décrochage : c’est le pari que relève quotidiennement l’équipe de la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord, et c’est à l’aide du programme La forêt de l’alphabet, implanté à la maternelle, qu’on compte y parvenir. 

L’équation est fort simple : plus tôt chez un élève on dépiste les difficultés d’apprentissage de la lecture, plus on aura de chances de garder longtemps ce même élève à l’école. Sans la lecture, on se dirige vers un décrochage, puisqu’il est très difficile de faire comprendre les consignes et les énoncés présents dans toutes les matières au programme. Les chiffres sur l’analphabétisme sont alarmants, mondialement bien sûr, mais aussi chez nous, où il y aurait 49 % de la population, soit près de la moitié du Québec, qui a du mal à lire et à comprendre les mots et les phrases et pour qui les livres sont inaccessibles. Dans ce sens, La forêt de l’alphabet est un moyen efficace pour aider les enfants à rester à l’école, mais aussi pour donner l’envie d’apprendre, et ce, dès la maternelle.

C’est Monique Brodeur, doyenne de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Montréal, aidée de son équipe de chercheurs, qui a mis sur pied La forêt de l’alphabet, un programme de prévention des difficultés d’apprentissage en lecture à la maternelle. Reposant sur l’état des connaissances issues de la recherche, le programme a fait l’objet de quatre études. Les résultats sont impressionnants : dans les classes où le programme a été implanté avec rigueur, on observe une diminution de plus de 50 % du nombre d’élèves ayant des difficultés d’apprentissage en lecture à la fin de la première année, mais aussi une réduction des écarts entre les élèves issus d’un milieu favorisé et ceux issus d’un milieu défavorisé, de même qu’un nivellement des écarts entre les garçons et les filles.

Faire lire dès la première année

Depuis quelques années déjà, à la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord, où on enseigne le français langue première, on applique le programme de La forêt de l’alphabet dans toutes les écoles. « On s’est aperçu que, bon an mal an, de 20 % à 30 % de nos élèves ne réussissaient pas l’épreuve de lecture de 6e année du ministère de l’Éducation », raconte Marc Saint-Pierre. Directeur adjoint de la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord jusqu’au 30 juin dernier et aujourd’hui jeune retraité, c’est lui le grand responsable de l’implantation du projet La forêt de l’alphabet à la commission scolaire.

Mais, malheureusement, ne s’apercevoir qu’en 6e année qu’un élève a pris du retard, c’est déjà trop tard et, selon Marc Saint-Pierre, il fallait agir en amont : « Il fallait s’assurer que, à la fin de leur première année, nos élèves sont capables de décoder un texte, d’avoir une lecture qui est fluide, précise et relativement rapide. On s’est aperçu que nos approches n’étaient peut-être pas les bonnes et qu’il fallait les changer. Après de nombreuses recherches, j’ai pris contact avec Monique Brodeur et on a mis en place La forêt de l’alphabet au préscolaire. »


Former les professeurs

L’implantation de cette nouvelle approche à la grandeur de la commission scolaire ne s’est pas faite du jour au lendemain. Pour assurer le succès d’une telle entreprise, il a fallu bien préparer tous les intervenants. Selon la loi de l’instruction publique, une direction d’école ne peut pas imposer une méthode pédagogique à un enseignant, cependant, Marc Saint-Pierre a voulu offrir aux professeurs toute l’information nécessaire pour implanter la méthode : « Nous avons demandé aux enseignants d’assister à une formation de deux jours, tout en offrant, à ceux qui choisissaient d’enseigner La forêt de l’alphabet, du matériel ainsi qu’un accompagnement avec des conseillers pédagogiques et des évaluations finales, bref, toute une série de conditions facilitantes », explique-t-il.

Résultat ? Sur plus de 90 groupes d’élèves, seulement quatre groupes n’avaient pas participé, non pas à cause d’une résistance de la part de l’enseignant, mais pour des raisons techniques. Ce qui fait que la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord est la seule à avoir participé au programme à une si grande échelle.

Après trois ans d’implantation, on n’en est pas encore aux évaluations finales, mais c’est au niveau du dépistage que le programme fait ses preuves. « En gros, grâce à l’implantation du programme La forêt de l’alphabet, on a été capable d’observer, lors d’une première évaluation qui se fait en janvier, que, dans une proportion de 20 %, des élèves avaient besoin d’un appui supplémentaire. Lors d’une seconde évaluation en mai, le nombre d’élèves considérés à risque baisse de moitié. L’année suivante, en octobre, dans les classes de première année, le nombre d’élèves à risque diminue encore grâce à des interventions précoces en orthopédagogie », explique M. Saint-Pierre.

Mais notre directeur retraité va encore plus loin en affirmant que La forêt de l’alphabet « rétablit une certaine justice sociale, ce qui est en soi le rôle de l’école publique ». S’il est capable de faire une telle affirmation, c’est parce que, après avoir analysé les résultats de ses élèves aux évaluations, il constate que les écarts habituellement présents s’amenuisent. On parle d’écarts entre garçons et filles, mais surtout de ceux entre milieux favorisés et milieux défavorisés.

Il semble évident que, pour la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord, l’expérience de La forêt de l’alphabet a été concluante. Mais, puisque le but ultime est de contrer le décrochage scolaire, ce programme doit faire partie de toute la panoplie de mesures incitatives et, comme le dit si bien Marc Saint-Pierre, « on ne veut pas d’une société qui abandonne ses décrocheurs seuls à la maison ».