Cliquez sur l'image pour commander l'ouvrage

vendredi 28 octobre 2011

Gestion efficace du comportement ADI (Association for Direct Instruction)

VIDÉO TRADUITE PAR FRANÇOISE APPY

ADI (Association for Direct Instruction) est une association à but non lucratif destinée à promouvoir et à favoriser l’utilisation des programmes et méthodes du Direct Instruction. Elle organise des conférences, fait des publications, propose son assistance sur un réseau Internet et édite un journal. Les membres sont disséminés dans tous les États américains ainsi qu’au Canada et proposent au niveau local assistance, ateliers de travail, listes de discussion.
Le Direct Instruction est une méthode pédagogique explicite et directe mise au point par Siegfried Engelmann.

jeudi 20 octobre 2011

L'enseignement efficace à Genève!


Mario Richard, professeur à l’unité d'enseignement et de recherche Éducation, revient de Genève, où il a amorcé la formation d’un quatrième groupe d’enseignants de niveau secondaire.
En effet, pour une troisième année consécutive, le Département d’instruction publique du Canton de Genève a demandé à notre collègue, ainsi qu'à Steve Bissonnette, de l’Université du Québec en Outaouais, d’offrir la formation de cinq jours en enseignement efficace à un groupe de 75 enseignants provenant de sept collèges répartis sur le territoire genevois.
Fait à noter, c’est la première fois que le Service de la formation continue du Département d’instruction publique de Genève organise une formation regroupant des enseignants provenant d’un si grand nombre de collèges différents. Il s’agit des collèges des Coudriers, du Renard, de la Gradelle, de la Florence, des Grandes communes, de Budé et du Foron.
De plus, afin d’assurer le suivi et l’accompagnement des enseignants formés lors des deux années précédentes, les professeurs Richard et Bissonnette ont entrepris un travail de consultation pour implanter des communautés d’apprentissage professionnelle (CAP) dans les collèges des Coudriers et du Renard.
L’objectif visé par les CAP est de former des équipes collaboratives dont le mandat est de poursuivre la contextualisation au système éducatif genevois des stratégies d’enseignement efficace proposées dans le cadre de la formation.
Le travail en CAP entrepris avec ces deux collèges, ainsi que la formation amorcée la semaine dernière, se poursuivront lors des deux prochains voyages en Suisse des professeurs Richard et Bissonnette en janvier et avril prochains. 


mercredi 19 octobre 2011

UN NOUVEAU COURS DE DEUXIÈME CYCLE À LA TÉLUQ :L'ENSEIGNEMENT EFFICACE : FONDEMENTS ET PRATIQUES


UN NOUVEAU COURS DE DEUXIÈME CYCLE À LA TÉLUQ :L'ENSEIGNEMENT EFFICACE : FONDEMENTS ET PRATIQUES
Le 6 octobre dernier, l’équipe pédagogique[1] de l’unité d'enseignement et de recherche Éducation avait le plaisir de faire la présentation du nouveau coursL’enseignement efficace : fondements et pratiques à un groupe représentatif d’intervenants éducatifs de la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord.  
À cette occasion, des enseignants, un directeur d’école et des conseillères pédagogiques, accompagnés du directeur général à la réussite éducative, étaient au nombre d’une douzaine dans les locaux de la TÉLUQ à Montréal pour effectuer une mise à l’essai d’un extrait du cours. De l’avis de toutes les personnes présentes, l’exercice s’est avéré tout à fait concluant.

Ce cours tire son origine des travaux de recherche/intervention menés sur une période d’une quinzaine d’années auprès des enseignants en exercice par Mario Richard, professeur à l’unité d’enseignement-recherche éducation de la TÉLUQ, etSteve Bissonnette, professeur au Département de psychologie et de psychoéducation de l’Université du Québec en Outaouais (UQO).
Le cours L’enseignement efficace : fondements et pratiques (EDU 6510) a été conçu expressément pour les enseignants en exercice de niveau primaire et secondaire. Il s’agit d’un cours axé sur la salle de classe qui donne accès aux conclusions des recherches en efficacité de l’enseignement publiées au cours des dernières décennies, ainsi qu’aux modalités d’applications qui en découlent.

Le but de ce cours est non seulement de proposer des stratégies pédagogiques efficaces avec les élèves mais également de permettre de comprendre les raisons qui expliquent leur efficacité, ainsi que les recherches sur lesquelles reposent ces interventions. L’appropriation de diverses stratégies pédagogiques fondées sur des données probantes peut aider les enseignants à développer des pratiques efficaces ou à améliorer leurs pratiques actuelles.
Le cours sera offert dès cet automne au personnel enseignant de la C.S. de la Rivière-du-Nord et, à partir de l’hiver 2012, aux enseignants de toutes les commissions scolaires du Québec.
Pour en savoir plus :
Cours de 2e cycle de 3 crédits
Durée : 20 semaines
Objectif général

L’étudiant sera compétent pour objectiver et réactualiser sa pratique professionnelle en gestion de classe et en gestion des situations d’enseignement-apprentissage à la lumière des recherches portant sur l’efficacité de l’enseignement, basées sur les données probantes. 
Contenu 

Le contenu est présenté sur un site Web organisé en trois thèmes : Enseignement efficace,  Fondements  et  Pratiques.
Le premier thème, Enseignement efficace, vous amènera à fixer vos objectifs personnels de développement professionnel. En plus de cerner ce que l’on entend par enseignement efficace, vous vous familiariserez avec la portée de la recherche en éducation. Enfin, vous distinguerez quelques stratégies essentielles auxquelles nous nous réfèrerons tout le long de ce cours.
Le second thème, Fondements, vous amènera à identifier les facteurs qui ont le plus d’influence sur l’apprentissage de vos élèves. Vous pourrez également déterminer la façon de tenir compte de ces facteurs lors de vos interventions pédagogiques en salle de classe.
Le troisième thème, Pratiques, vous amènera à explorer, choisir et expérimenter des stratégies d’enseignement efficace en salle de classe. Vous pourrez également objectiver ces expériences en vue d’y avoir recours dans votre pratique professionnelle.
Démarche d’apprentissage
Dans le cadre de ce cours, vous entrez en relation avec le contenu de manière autonome. Vos connaissances se construisent individuellement au fil de la réalisation des lectures, des activités d’apprentissage proposées et des travaux notés. Les activités et les travaux notés favorisent également l’objectivation de vos apprentissages qui est soutenue par la rétroaction fournie par la personne chargée d’encadrement à travers le processus d’accompagnement. Il s’agit d’une démarche visant non seulement à vous amener à vous approprier les éléments essentiels inhérents à la gestion efficace de la classe et la gestion efficace de l’enseignement-apprentissage, mais surtout à les mettre en application dans votre pratique professionnelle quotidienne en s’appuyant sur votre expérience personnelle.
Matériel didactique

Le matériel didactique comprend un journal de bord et un site Web sur lequel se retrouvent des textes en format PDF, des activités d'apprentissage, des capsules d’animation et des capsules vidéo proposées dans un contexte de téléapprentissage multimédia interactif.
Encadrement

L’encadrement est individualisé et assuré par une personne chargée d’encadrement. Les communications se font par téléphone et par courriel.   
Évaluation

L’évaluation repose sur trois travaux notés :
  •  Mes applications, 1re partie : (30 %)
  •  Mes applications, 2e partie : (20 %)
  •  Avec l’expérience : (50 %)
[1] Mario Richard, professeur responsable, Esther Dorval, spécialiste en sciences de l’éducation et Bernard Michaud, coordonnateur à l’encadrement, tous de l’unité d'enseignement et de recherche Éducation;  André Bélair, chargé de projet aux Services d’édition.
- 30 -
Pour information :

Bernard Michaud (michaud.bernard@teluq.ca)
Coordonnateur à l'encadrement
Unité d'enseignement et de recherche Éducation
418 657-2747, poste 5171 ou 1 800 463-4728, poste 5171

UN NOUVEAU COURS DE DEUXIÈME CYCLE À LA TÉLUQ : L'ENSEIGNEMENT EFFICACE : FONDEMENTS ET PRATIQUES













Voir le cours : L’enseignement efficace : fondements et pratiques.

samedi 1 octobre 2011

La génération C au pilori



Marc Allard
Marc Allard
Le Soleil

Les étudiants ne lisent plus le journal, ne se préoccupent... (Photothèque Le Soleil)
Les étudiants ne lisent plus le journal, ne se préoccupent presque plus de l'actualité, ne s'intéressent plus aux nouvelles découvertes et à ce qui se passe dans le monde, croit l'ancien doyen de la faculté des arts de l'Université de Waterloo, Ken Coates. «Ils sont trop occupés à texter leurs amis, à vérifier leur compte Facebook et à écouter leur musique.»
PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL
(Québec) Si ce n'était que de Ken Coates, une bonne partie des étudiants d'aujourd'hui ne mériterait pas d'être admis à l'université et encore moins d'obtenir un diplôme. La génération C - ces jeunes de 15 à 27 ans qui ont grandi avec l'ordinateur et Internet - veut faire le moins d'efforts possible, mais pleurniche quand elle n'a pas de bonnes notes. Les coupables? Les parents mous, l'école qui récompense tout le monde et la société qui encourage la facilité, dénonce l'ancien doyen de la faculté des arts de l'Université de Waterloo dans son dernier livre coécrit avec le professeur Bill Morrisson, Campus Confidential: 100 Startling Things You Don't Know About Canadian Universities100 choses étonnantes que vous ne savez pas sur les universités canadiennes»). Le Soleil s'est entretenu avec Ken Coates.
Q Dans votre livre, vous parlez de la génération «j'ai le droit», que voulez-vous dire par là?
R Essentiellement, c'est une génération qui croit que le monde devrait se livrer à elle comme elle le pense et quand elle le veut. Évidemment, il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier. Mais je parle d'une bonne partie des enfants de classe moyen­ne canadienne. Des jeunes qui l'ont eu très facile dans la vie, qui se sont fait dire qu'ils sont très intelligents et qui semblent croire qu'ils ont le droit d'obtenir un diplôme [universitaire] et un bon emploi. Ils sont habitués d'avoir leurs parents qui veillent sur eux, se lèvent pour eux et interviennent en leur nom. Et ils sont habitués à des enseignants qui pensent que l'estime de soi devrait être une priorité. Ils pensent que la vie devrait être facile.
Q Qu'est-ce que vous leur reprochez au juste?
R Leur manque de curiosité, notamment. Les étudiants ne lisent plus le journal. Ils ne se préoccupent presque plus de l'actualité. Ils ne s'intéressent plus aux nouvelles découvertes et à ce qui se passe dans le monde. Ils sont trop occupés à texter leurs amis, à vérifier leur compte Facebook et à écouter leur musique. Mais je pense que les étudiants universitaires devraient être plus curieux que ça. S'ils ne le sont pas, ils ne devraient pas aller à l'université seulement parce que leurs parents leur ont dit qu'il fallait y aller.
Q C'est un constat sévère que vous faites. Pensez-vous vraiment que la plupart des étudiants sont comme ça?
R J'aurais tendance à dire que oui. Bien sûr, il n'existe aucun sondage pour nous dire exactement combien il y en a qui s'insèrent dans cette catégorie. Je ne nie pas qu'il y a aujourd'hui des étudiants qui ont beaucoup de talent et qui travaillent très fort. Il y a 30 ou 40 ans, il y avait aussi des étudiants relax et nonchalants. Mais peu importe, je pense que, oui [la plupart des étudiants sont comme ça].
Q Paradoxalement, vous dites que ce n'est pas de leur faute...?
R Ce n'est pas tant une critique des étudiants que de la société dans son ensemble. L'école est devenue trop facile. On n'a pas insisté sur un certain nombre de choses que les jeunes devaient accomplir. À l'université, on n'a pas eu le choix de s'en accommoder, de telle sorte que plus on avance, plus on nivelle par le bas. On voit surgir ce problème à une foule d'endroits. Les employeurs s'en plaignent, les professeurs aussi - même s'il y en a toujours qui se plaignent de tous leurs étudiants. Mais comme révélateur de cette génération, je pense que c'est un problème assez sérieux.
Q On parle beaucoup de favoriser l'accès aux études supérieures au Québec. Pourquoi croyez-vous qu'il faut admettre moins d'étudiants à l'université?
R On admet tellement d'étudiants à l'université qu'un diplôme de base ne signifie plus la même chose qu'avant. En Ontario, on a admis 40 000 nouveaux étudiants [au cours des cinq dernières années] dans les universités. Pensez-vous que ces 40 000 étudiants sont très talentueux, vraiment motivés et profondément engagés, qu'ils attendaient sagement leur place? Pourtant, on continue d'ajouter tou­jours plus étudiants dans le système universitaire, ce qui diminue la valeur des diplômes.
Q Quelle serait donc la solution?
R Il faut réaliser que ce n'est pas les étudiants qui ont un problème, mais que c'est un résultat des parents mous et des faibles attentes que le système d'éducation a envers eux. Il faudrait donc des standards plus élevés à l'université. Je pense aussi qu'il faut arrêter de baser l'école secondaire sur l'estime de soi, le genre où les élèves remportent un trophée à la fin de l'année. À mon avis, c'est une approche fondamentalement mauvaise. La réalité, c'est que c'est un monde difficile qui les attend à l'extérieur [de l'école]. Je pense qu'il faut créer un sentiment plus grand de compétition entre les étudiants et d'accomplissement chez les jeunes. Je pense aussi qu'il faut arrêter de considérer l'université comme un passage vers le monde adulte. On envoie trop d'étudiants à l'université.
Q En attendant, qu'est-ce que les étudiants devraient faire?
R Je pense que les étudiants vont devoir réaliser qu'ils doivent créer leur propre avenir. Ce n'est pas parce qu'ils ont un diplôme d'une grande université que le monde va s'ouvrir à eux et leur offrir un emploi à 57 000 $ par année. Les étudiants devraient d'abord s'assurer d'être présents en classe, de remettre leurs travaux à temps et de travailler vraiment fort. Bref, ils vont devoir se regarder dans le miroir.